accessibilité

  • Commissions Intercommunales d'Accessibilité, appel à candidatures !

    Les communautés de communes suivantes mettent en place actuellement leur Commission Intercommunale d'Accessibilité (C.I.A.) :

     

    • Communautés de communes du Val de l'Ailette à Coucy-le-Château

    • Communautés de communes de la région de Guise à Guise

    • Communautés de communes du Canton de Saint-Simon à Castre

    Ces commissions dressent le constat de l’état d’accessibilité du cadre bâti existant, de la voirie, des espaces publics et des transports. Elles établissent un rapport annuel présenté en conseil municipal et font toutes propositions utiles de nature à améliorer la mise en accessibilité de l’existant.

    Nous sommes donc à la recherche de volontaires pour représenter l'Association des Paralysées de France dans l'une de ces différentes commissions.

    Si vous habitez une de ces communautés de communes et souhaitez faire avancer l'accessibilité, contactez votre Délégation Départementale. Nous mettrons en place un accompagnement (formation) pour que vous puissiez vous sentir à l'aise dans ces nouvelles instances.

  • Journée mondiale des personnes handicapées : Les hôteliers et restaurateurs refusent d’accueillir les personnes en situation de handicap !

    En cette journée mondiale des personnes handicapées, l’APF tient à réagir vivement aux propos tenus par la présidente de l'Union des métiers de l'industrie hôtelière (UMIH), Christine Pujol, hier à l'occasion de l'ouverture du 56e congrès de l'UMIH. En effet, cette dernière, dénonçant l’accumulation de réglementations coûteuses, s’est plainte de l’obligation de rendre leurs établissements accessibles d’ici 2015 ! Des propos scandaleux et révélateurs d’une mauvaise volonté manifeste voire d’un mépris évident…
    L’association rappelle que les hôteliers bénéficient déjà d'un régime d'exception : les hôtels sans étoile, les 1 et 2 étoiles sont exemptés de l'obligation de mettre un ascenseur pour les établissements ne comportant pas plus de trois étages en sus du rez de chaussée.
    En "contrepartie" de ce régime d'exception, la réglementation prévoit que chaque année, un groupe de travail et d'étude composé des associations, de l'UMIH et du groupement national des chaînes hôtelières propose des mesures favorisant la prise en compte de tous les handicaps dans les établissements existants, l'amélioration de l'offre d'hébergement, l'aménagement des chambres adaptées et le développement du label "Tourisme Handicap".

    La France a déjà 30 ans de retard par rapport aux autres pays européens. La loi du 11 février 2005, en posant le délai de 10 pour mettre en accessibilité la cité, a enfin pris en compte toute une catégorie de la population française jusque là oubliée !

    L’argument du coût face au retard de la France et à la discrimination dont sont victimes les personnes en situation de handicap depuis trop longtemps, est un alibi scandaleux.

    Crise, TVA, réglementation relative au tabac… les personnes en situation de handicap n’en sont pas responsables !

    L’APF pose la question aux pouvoirs publics : l’argument du coût est-il valable pour exclure toute une partie de la population ? Faut-il en déduire qu’on trouvera toujours une bonne raison pour discriminer en toute impunité ?

    L'APF fustige donc la posture de l'UMIH, laquelle, non contente d'avoir déjà bénéficié d'un régime dérogatoire dans la réglementation pour les établissements hôteliers, milite désormais pour s'affranchir de toute obligation en arguant d'un manque de moyens.

    Si l'APF estime qu'il faut nécessairement faciliter la mise en œuvre des mesures pour l'accessibilité par des dispositifs budgétaires et fiscaux, les réactions de l'UMIH, en ne voulant pas respecter "la contrepartie" au régime dérogatoire dont il bénéficie, illustrent le manque patent de considération à l'égard des personnes en situation de handicap.

    L’APF rappelle par ailleurs qu’en matière d’accessibilité, elle demande notamment :
    - des aides et des subventions pour soutenir les petites communes, les petits commerces, les cabinets médicaux et para médicaux… dans leurs projets de mise en accessibilité ;
    - de réels moyens d’incitation et de sanctions financières pour accompagner l’obligation prévue par la loi (respect des délais, obligations relatives aux schémas directeurs d’accessibilité, aux plans de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics) ;
    - la création d’une agence nationale à l’accessibilité universelle chargée d’impulser et de garantir la mise en accessibilité sur l’ensemble du territoire et pour tous les acteurs.

  • L'APF cible les commerces difficiles d'accès - Article dans le journal L'Union du 13 octobre 2008

    449832132.jpgDes panneaux de l'APF ont été disposés en centre-ville. Vert quand c'est bon, orange quand c'est moyen et rouge quand c'est mauvais.
    Des personnes souffrant d'un handicap ont sillonné, samedi, le centre-ville afin de recenser les commerces difficiles d'accès. Tour d'horizon des portes étroites…

    SAMEDI, un peu partout en centre-ville ont fleuri des panneaux représentant une personne en fauteuil roulant de couleur vert orange et rouge. Posés sur les vitrines des magasins, ils indiquent si le commerce est accessible ou non aux personnes à mobilité réduite.
    Une action lancée au niveau nationale du 8 et jusqu'au 14 octobre et relayée au niveau local par l'antenne saint-quentinoise de l'association de paralysés de France.
    « Nous ne faisons pas ça seulement pour les personnes en fauteuil, mais aussi pour celles à mobilité réduite, comme les personnes âgées ou encore pour les mamans avec leur poussette. »
    Parcours du combattant
    En parcourant le centre-ville de Saint-Quentin, trois membres de l'APF ont mis en avant quelques points noirs : une pharmacie à l'angle de la rue des Toiles et la rue Nordet, la brasserie Albert, Pimkie, le crédit agricole…
    À chaque fois, une marche empêche les fauteuils de passer.
    À ces endroits, c'est un véritable parcours du combattant. « Pourtant, d'ici à 2015, on devra pouvoir entrer n'importe où, alors pourquoi ne pas se mettre en règle maintenant ? », s'interroge Lionel Josse.
    Francine Ducros, en fauteuil électrique, rage : « Je ne comprends pas : il y a eu des travaux chez Pimkie il y a quelques mois, ils ont refait toute la vitrine et ils ont laissé la marche. C'est dommage, d'autant que dans le magasin, il y a une cabine pour personne handicapée ». Renseignement pris auprès de la responsable du magasin, celle-ci indique : « C'est vrai et je le regrette. Nous avons d'ailleurs une cliente qu'on connaît bien qui a eu un accident de voiture et qui vient maintenant en fauteuil. Quand elle est là, on l'aide à passer la marche. On n'a pas d'autre solution ».
    Sur le même trottoir, juste à côté, Un jour ailleurs : panneau vert pour le magasin de prêt-à-porter qui a une rampe d'accès, mais aussi une sonnette à hauteur pour les personnes handicapées.
    Côté transport, un bus par ligne est adapté avec une plateforme pour monter les fauteuils. « Ce qui revient à un bus toutes les demi-heures, c'est trop peu », dénonce Lionel Josse. En soulignant la situation positive ou négative, le contact s'est plutôt fait facilement.
    « Notre argent n'est pas handicapé »
    Frédéric Fin, ayant un trouble de la marche, dénonce : « Il y en a certains qui essaient quand même de trouver toutes les raisons de ne pas prendre leurs dispositions et dire que ça n'est pas de leur faute ».
    Pire encore, certains n'hésitent pas à leur envoyer au visage : « Il n'y a pas beaucoup de personnes handicapées qui viennent » ou encore : « Si c'est mieux ailleurs, vous n'avez qu'à y aller ». Les questions d'accessibilité ne sont pas encore les préoccupations de tous. Lionel Josse est alors très étonné : « Nous sommes peut-être handicapés, mais notre argent ne l'est pas ».
    À noter qu'il y a quelques années, un livre blanc relatait toutes les difficultés au niveau des infrastructures, comme les trottoirs ou les parkings. Depuis, cela a quelque peu évolué, « mais le problème n'est pas encore complètement réglé », regrette Lionel Josse.

    Aurélie Marcotte

    (source L'Union)

  • Accéder7exister à Saint-Quentin

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    La Délégation organise dans le cadre de l'action nationale "Accéder7exister" le samedi 11 octobre 2008 :

    - un parcours d'accessibilité dans la ville de Saint-Quentin avec pose de silhouettes

    - un stand d'information sur la place de l'Hôtel de Ville

    Rendez-vous à partir de 10h00 sur la place de l'hôtel de Ville, venez nombreux !


  • Handicap et accessibilité : « Rien ne change ! » - Article du journal l'Union du 10 octobre 2008

    1398449231.jpgLes bénévoles hirsonnais de l'APF ont sensibilisé les principaux commerçants de la ville.
    Cette semaine, l'Association des Paralysés de France organise une opération de sensibilisation sur l'accessibilité des sites. A Hirson, l'écoute est présente, pas les réalisations.

    ACCÉDER, c'est exister ! Pour la seconde année consécutive, l'antenne hirsonnaise de l'Association des paralysés de France (APF) participe à l'opération nationale qui consiste à sensibiliser citoyens et surtout commerçants sur l'accessibilité de leurs boutiques et bureaux.
    Le constat est cinglant : « rien n'a changé en un an ! » lâche Philippe Pirlet, le président de la section locale. « Beaucoup de commerçants sont informés qu'ils doivent rendre accessible leurs magasins aux personnes à mobilité réduite pour 2012, mais peu l'on fait. La première raison est la conjoncture actuelle liée au coût des travaux » indiquent Régis Chrétien et Jean-Jacques Legrand, bénévoles.
    Un panneau vert pour ce commerçant qui est aux normes pour accueillir une personne handicapée, un rouge pour un autre, qui lui n'y est pas encore. Les signalétiques cartonnées ne sont peut-être que symboliques et apposées quelques minutes devant l'enseigne, mais pour les membres de l'APF, elles sont - les rouges - synonymes d'exclusion de la vie quotidienne.
    C'est le constat réalisé par Hubert Lamendin, conseiller départemental APF et référent pour l'accessibilité : « rendre accessible un lieu est une question d'état d'esprit. Quand un commerçant vous dit que l'on arrive à passer… quand même, ce n'est pas une réponse valable. Les handicapés sont des clients comme les autres ».
    Encore des efforts
    Et de citer en exemple un stage qu'il a encadré auprès du personnel de la Direction départementale de l'équipement qui s'est rendu compte lors d'un exercice en fauteuil les aberrations existantes dans la réalisation de certains travaux de voirie qui paraissaient, sur les plans, conformes à la loi sur l'accessibilité de ce public.
    « Il reste encore beaucoup à faire » ajoute-t-il.
    Il y a aussi l'exemple de la poste d'Hirson, qui a installé une sonnette sur le côté du bâtiment - c'est une première étape - pour que l'on vienne ouvrir la porte au client à mobilité réduite. Malheureusement aucune vignette n'indique qu'il s'agit de ce service précis. Les bénévoles viennent de le signaler, le problème devrait être résolu.
    La quinzaine de membres de l'antenne hirsonnaise de l'APF est active. Malgré la complexité des démarches et un accueil réservé et mitigé de la part des commerçants, leur dynamisme n'est en rien égratignée. Idem dans d'autres circonstances.
    « Quand il s'agit d'aller chercher des financements pour nos actions, d'organiser pour cela des manifestations diverses, nous répondons toujours présents » lance Léone Bachelard. Se démener, c'est aussi exister !

    Arnaud Michel

    Renseignements : Philippe Pirlet au 03.23.58.01.28.

    (sources l'Union)