ni pauvre ni soumis

  • 29 mars 2009, un anniversaire au goût amer… Le collectif Ni pauvre, ni soumis ne désarme pas !

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    Un an déjà que la manifestation historique du mouvement Ni pauvre, ni soumis du 29 mars 2008 a eu lieu. Une manifestation qui rassemblait près de 100 associations et 35 000 personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante. Et une revendication : un revenu d’existence décent égal au SMIC pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler en raison de leur handicap ou de leur maladie !

    Un an après, toujours rien alors que la situation s’aggrave…

    Depuis un an, les appels et les actions de « Ni pauvre, ni soumis » et les témoignages de détresse des personnes se multiplient dans toute la France…

    Et le président de la République et le gouvernement ne veulent pas comprendre ni entendre :
    - Ils promettent un meilleur niveau de vie par le travail à des personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler (et en des temps de chômage croissant…).
    - Ils se félicitent d’une augmentation de l’allocation adulte handicapé (AAH) de plus de 4% par an, augmentation très insuffisante car laissant les personnes sous le seuil de pauvreté, et partiale car ne concernant pas les bénéficiaires de pensions d’invalidité ou de rentes d’accident du travail.

    Les 29 janvier et 19 mars derniers, le collectif manifestait aux côtés des syndicats. Pas contre la crise, mais pour une citoyenneté réelle grâce à un revenu décent !

    Entre le 27 et le 29 mars, des collectifs locaux Ni pauvre, ni soumis seront mobilisés et dans la rue : Marseille, Valence, Versailles, Amiens…

    Le mouvement « Ni pauvre, ni soumis » demande d’urgence au président de la République et au gouvernement de prendre deux engagements d’ici le 29 mars prochain :
    - l’élargissement de la prime de solidarité active de 200 € prévue au 1er avril 2009 à tous les bénéficiaires des minima sociaux (y compris les titulaires de l’allocation adulte handicapé ou de l’allocation supplémentaire d’invalidité), de rentes, de pensions dont le montant est en dessous du seuil de pauvreté ;
    - l’ouverture dès aujourd’hui d’un « Grenelle de la solidarité » sur l’instauration d’un revenu d’existence.

    Pour tout savoir sur « Ni pauvre, ni soumis » : www.nipauvrenisoumis.org

  • Ni pauvres, ni soumis face à Jérémy Thien

    Vendredi, Jérémy Thien, attaché au cabinet de Xavier Bertrand, et la députée Pascale Gruny ont rencontré une délégation du collectif Ni pauvres ni soumis. Une réunion qui fait suite à la manifestation du collectif, samedi, dans les rues de Saint-Quentin. Au cœur des revendications, la hausse de l'allocation adulte handicapé (AAH).

    Au terme de deux heures de réunion, les quatre membres du collectif Ni pauvres ni soumis ont eu le sentiment d'avoir été écoutés. Même si pour eux, aucun véritable changement ne se profile à l'horizon.
    L'allocation adulte handicapé (AAH) continuera d'augmenter de 5 % par an pendant encore 4 ans. Ce qui, selon Jérémy Thien, attaché au cabinet du ministre représente une hausse de 150 euros au terme de cette période. « Notre objectif est de toucher l'équivalent d'un SMIC brut (1 321 euros), précise Lionel Josse, président de la section locale de l'APF (association des paralysés de France), présent hier à la réunion. Mais bon, c'est sûr que ça ne va pas être facile. »
    Aujourd'hui, le montant de l'APF est de 652 euros par mois. La hausse de 5 % en 2008, l'a fait augmenter d'une vingtaine d'euros.
    Une somme assez dérisoire pour Lionel Josse. Jérémy Thien, lui, évoque de grandes avancées à venir avec la réforme de la loi de financement qui sera votée en début 2009, notamment pour les bénéficiaires de l'AAH qui travaillent. « Actuellement, si un bénéficiaire de l'AAH touche 400 euros de salaire, son allocation passe à 450 euros. Avec cette loi, elle montera à 573 euros. De même, les personnes touchant le SMIC continuerons de percevoir 213 euros d'AAH », précise attaché au cabinet du ministre.

    Le droit à la CMU
    Par ailleurs Lionel Josse s'estime satisfait d'avoir appris lors de la réunion d'hier que les bénéficiaires de l'AAH pouvaient prétendre à la CMU (couverture maladie universelle) : « C'est vraiment quelque chose que nous ne savions pas et que nous avons découvert. Certains titulaires de pension d'invalidité peuvent aussi y prétendre, si leurs ressources n'excèdent pas le plafond légal. »
    Autre point invoqué : la question du malus de 700 euros sur les voitures automatiques. « Pour ceux d'entre nous qui ont la chance de pouvoir conduire, l'achat d'un véhicule automatique est obligatoire. Or, ils sont extrêmement taxés. Et quid de l'avenir ? Si on n'en fabrique plus dans quelques années, comment ferons-nous ? », s'inquiète déjà Lionel Josse.
    Jérémy Thien assure le collectif Ni pauvres ni soumis que ce dossier est à l'étude.

    Auteur : Florence DELTOUR

    Article du journal l'Aisne Nouvelle paru le : 17 novembre 2008

  • « Ni pauvre, ni soumis » : le collectif ne lâchera pas

    Voilà une semaine, le collectif avait invité à manifester dans la rue en attendant la réunion prévue pour ce vendredi en mairie.

    Une délégation du collectif « Ni pauvre, ni soumis 02» qui regroupe des associations de personnes en situation de handicap a été reçue vendredi après-midi par Pascale Gruny, députée et Jérémy Thien, conseiller de Xavier Bertrand à l'hôtel de ville.

    La discussion « à bâtons rompus » a duré près de deux heures et les points essentiels sur lesquels portent les revendications du collectif ont été abordés. Les personnes handicapées « trouvent le temps trop long » entre le moment où les élus s'engagent et la mise en application concrète des mesures dans leur vie quotidienne. Si le dialogue a été constructif, le collectif n'entend pas pour autant cesser de revendiquer dans la rue.

    Concernant l'augmentation de l'Allocation Adulte Handicapé (AAH) et la revalorisation de la pension d'invalidité, confirmation leur a été donnée que le projet de loi 2009 prévoyait une augmentation 25 % sur l'ensemble du quinquennat. « Cela représente une somme de 150 euros », ajoute le conseiller du ministre.
    Les dispositifs permettant le cumul des revenus d'activité avec l'AAH sont également venus en discussion. Par exemple, une personne handicapée qui perçoit 400 euros d'une activité salariée pourra conserver 573 euros d'AAH ; pour un temps plein rémunéré au SMIC, 213 euros pourront être perçus de l'AAH Le plafond est fixé à 1,6 fois le SMIC. « C'est une adaptation du RSA (NDLR : revenu de solidarité active) », poursuit Jérémy Thien.

    Autre sujet de la vie courante, celui de l'achat d'une voiture automatique.Celles-ci sont assujetties au malus écologique, 700 euros pour un véhicule neuf.
    Autre info également communiquée aux membres de la délégation, la possibilité d'obtenir une aide pour une complémentaire santé, en lien avec la Caisse d'allocations familiales.

    Un point reste en suspens dans les discussions : le collectif demande pour les personnes handicapées vivant en couple qu'il ne soit pas tenu compte des revenus du conjoint pour le versement de l'AAH.

    Graziella Basile

    Article du Journal L'Union paru le : 16 novembre 2008